Genou du sportif

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Anatomie

L'articulation du genou met en présence trois extrémités osseuses recouvertes de cartilage (les surfaces articulaires )

  • extrémité inférieure du fémur : les condyles fémoraux.
  • extrémité supérieure du tibia : les plateaux tibiaux.
  • la face postérieure de la rotule

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La stabilité de l'articulation

Quels sont les éléments qui permettent aux surfaces articulaires de rester au contact les unes des autres? Il faut avouer que cela ne parait pas évident si nous regardons le schéma du genou de face.

  1. La stabilité passive.

  • L'emboîtement des surfaces articulaires : peu évident pour le genou.
  • La capsule articulaire.

    Gaine fibreuse que l'on peut comparer à la "genouillère" de l'articulation. Au niveau de la cavité articulaire, la surface interne de la capsule est tapissée par la membrane synoviale qui secrète le liquide synovial ou synovie.

    Il faut noter que le cartilage articulaire se "nourrit" en "puisant" dans le liquide synovial. Ainsi, une diminution de ce liquide, par déshydratation du sportif par exemple, peut avoir des conséquences sur l'intégrité du cartilage et notamment chez l'enfant ou l'adolescent. Il s'agit là, peut-être, d'une des causes de la fréquence des lésions de chondrite ("trous" au niveau du cartilage) retrouvées dans le milieu "Sport Etudes"

  • Les ménisques.

    Au nombre de deux, l'interne et l'externe, les ménisques sont des éléments fibro-cartilagineux qui s'insèrent comme des coins au niveau de l'articulation. Ainsi ils augmentent la surface articulaire et améliorent la stabilité de l'articulation.

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  • Les ligaments périphériques du genou.

    Ils sont situés par dessus la capsule. ( cette dernière n'est pas représentée sur les schémas pour une meilleure vision)

    Le ligament latéral interne va du condyle fémoral interne vers le plateau tibial externe. Adhérent à la capsule il est formé de deux faisceaux, superficiel et profond. Le faisceaux superficiel est adhérent au ménisque interne.

    Le ligament latéral externe, va de la face externe du fémur à la tête du péroné. Il est libre de la capsule et du ménisque externe.

  • Les ligaments latéraux du genou ont pour rôle de limiter les mouvements de valgus ( c'est à dire vers l'extérieur ) et de varus (vers l'intérieur).

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    Genou de face
    1. ménisque interne
    2. ligament latéral interne
    3. ménisque externe
    4. ligament latéral externe
    5. ligament croisé antérieur
    6. ligament croisé postérieur
  • Les ligaments croisés.

    Au nombre de deux, situés au coeur même de l'articulation, ils sont essentiels dans la stabilité du genou.

    Souvent appelé le pivot central, ce dernier comprend:

    • Le ligament croisé antérieur ( LCA ), qui chemine de l'avant du plateau tibial vers la face interne du condyle fémoral externe.
    • Le ligament croisé postérieur ( LCP ), qui va de l'arrière du plateau tibial vers la face interne du condyle fémoral interne.
  • Ces ligaments croisés ont pour rôle de limiter les mouvements de rotation du genou.

      1. La stabilité active + + +
      • en avant le quadriceps
      • en arrière les ischio-jambiers
      • mais aussi le triceps sural ( le mollet ) au niveau de la jambe
      • tous les éléments vus précédemment ( capsule, LLI, LLE, croisés...) possèdent des récepteurs sensibles à la tension et au degré d'étirement exercée sur eux.
      • grâce à cette propriété, ces récepteurs renseignent le cerveau sur la position de l'articulation.
      • si l'articulation se trouve dans une position d'instabilité, le cerveau commande une contraction musculaire réflexe pour s'opposer au mouvement forcé.

    • Cette stabilité est assurée par les muscles qui entourent le genou et repose sur les réflexes proprioceptifs. (voir : Les muscles)

      Les muscles en présence:

      Les réflexes proprioceptifs :

    Dossier Publication ARMS : Trouble cardiaque

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    Voyons maintenant les mouvements que peut effectuer cette articulation du genou.

    • Des mouvements de flexion et extension, cela parait évident.
    • Mais également des mouvements de rotation externe et interne. Ces mouvements de rotation sont uniquement possibles sur un genou en flexion, en effet un genou en extension complète est très stable.
    • Les mouvements en valgus ( c'est à dire vers l'extérieur ) sont empêchés par le LLI.
    • Les mouvements en varus ( vers l'intérieur ) sont limités par le LLE.

      C'est en flexion que le genou se trouve en position d'instabilité et qu'il devient vulnérable. Dans cette position de flexion ce sont les ligaments croisés et le travail musculaire des ischio-jambiers + + + qui limitent les mouvements en rotation externe ou interne. Mais si la contrainte est trop forte, il y aura rupture du ligament croisé antérieur.

    Voir ci-dessous les deux situations, souvent génératrices, de rupture du croisé.

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    Le mécanisme lésionnel le plus souvent rencontré est une flexion-valgus-rotation externe forcée avec le pied bloqué au sol.

    Dans cette situation le LLI se rompt en premier, suivi du ligament croisé antérieur et parfois du ménisque interne, aboutissant ainsi à ce qui est appelé la " Triade malheureuse d'O'Donoghue ".

    Le traitement repose sur une régularisation de la zone lésée du ménisque. Il n'est pas question d'enlever tout le ménisque, ce qui serait préjudiciable pour la stabilité future du genou.

    Pathologie de l'articulation du genou

    Nous allons aborder dans ce chapitre les traumatismes les plus fréquents du genou, c'est à dire :

    • les entorses périphériques (souvent du ligament latéral interne, plus rarement du ligament latéral externe)
    • les atteintes du pivot central (en fréquence, du ligament croisé antérieur)
    • les lésions des ménisques

    Conduite à tenir sur le terrain

    • Calmer les esprits échauffés, souvent le cas en cas de blessure.
    • Observer le blessé et la zone douloureuse, ici le genou, à la recherche :
      • d'une déformation des reliefs osseux, faisant craindre une fracture ou une luxation.
      • d'une plaie.
      • d'un gonflement rapide de l'articulation ( appelée une hémarthrose et due à un saignement dans la cavité de l'articulation ).
    • Ensuite interroger le blessé sur :
      • la cause : un choc ou bien l'articulation a-t-elle "bougée"?
      • une sensation de "craquement" (parfois entendu par les équipiers ).
      • une sensation d'instabilité du genou
      • une impression de "patte folle"
      • un blocage du genou rendant l'extension complète impossible.
    • Apprécier l'importance de la douleur, appliquer du froid sur la zone douloureuse (attention il ne faut pas utiliser de bombe de froid sur une plaie )
    • Si un médecin est présent, il recherchera des points douloureux et appréciera la stabilité de l'articulation.

    Si tout parait normal et que la douleur s'amende, alors seulement le blessé pourra essayer de se relever prudemment et tentera quelques appuis.

    Dans le cas contraire, il faut éviter l'appui au sol du membre blessé et orienter le sportif vers un centre médical où il sera fait, si besoin:

    • un bilan radiologique simple pour éliminer une fracture.
    • la prescription d'une attelle ( articulée ou non ), éventuellement de cannes anglaises.
    • la prescription de médicaments antalgiques.

    Dans tout les cas le glaçage du genou sera poursuivi.

    Ensuite devant un genou traumatisé et ce dans les trois jours il est préférable de consulter un médecin spécialiste. Ce dernier fera un testing du genou à la recherche du ligament atteint et recherchera une laxité du genou signant la rupture d'un ligament et donc la gravité de l'entorse.

    Les différentes atteintes du genou

    L'atteinte du ligament latéral interne.

    Le geste traumatisant le plus fréquent, rencontré au football, est le contre d'une frappe de balle de l'intérieur du pied, ce qui provoque un valgus forcé et une mise en tension brutale du ligament latéral interne.

    L'entorse bénigne

    Il s'agit d'un simple étirement du ligament, la douleur vive au moment du traumatisme s'atténue et, le plus souvent, le sportif reprend la compétition.

    Au "refroidissement" la douleur réapparaît, localisée à l'insertion sur le fémur du ligament latéral interne et, le genou impotent se met en légère flexion.

    Le traitement:

    • repos de 48 heures avec cryothérapie (glaçage).
    • antalagiques.
    • ne pas laisser le genou se mettre en légère flexion, effectuer des contractions statiques du quadriceps.
    • puis débuter la kinésithérapie.
    • reprise :
      • 7-8 ième jour : footing sur terrain plat
      • 10 ième jour entraînement sans opposition
      • 15 ième jour , ou plus selon l'évolution, compétition avec strapping

    L'entorse de gravité moyenne

    Traitement par immobilisation de 3 semaines par une attelle articulée (légère) permettant des mouvements de 20° à 60° de flexion, plage de mouvement ou le LLI est détendu.

    • médicaments anti-inflammatoires
    • Glace ( 4 à 5 fois, 20 minutes par jour )
    • Cataplasme d'alumine entourée de bandes VELPEAU pour la nuit

    La rééducation sera entreprise précocement :

    • Travail statique du quadriceps puis dynamique.
    • Enfin le plus important un travail proprioceptif (c'est à dire reprogrammer les réflexes musculaires de stabilité de l'articulation).

    La reprise se fera entre la 4ième et la 8ième semaine.

    Une lésion d'un ménisque.

    Les lésions des ménisques ( souvent le ménisque interne ) peuvent être aiguës après un traumatisme ou apparaître progressivement.

    Ce sont surtout les mouvements de compression et rotation qui lèsent petit à petit le ménisque.

    Après quelques temps d'évolution, le sportif se plaindra :

    • de douleurs chroniques de l'interligne du genou ( en avant du genou et sur le coté interne de la rotule ).
    • d'une sensation d'instabilité lors de certains gestes sportifs.
    • d'un gonflement de l'articulation après la compétition.
    • d'une sensation douloureuse de blocage du genou, par moment le sportif ne peut plus étendre complètement la jambe.
    • il est possible d'assister à un blocage aigu qui persiste et que seule la chirurgie pourra réduire.

    C' est l'arthroscopie du genou qui fera le diagnostic de lésion méniscale et permettra dans le même temps son traitement.

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    Les atteintes du pivot central

    Sur le terrain, le sujet ressent, lors d'un mouvement forcé de flexion-rotation :

    • douleur
    • sensation de craquement
    • sensation de "patte folle" ( comme si la jambe ne "répondait" plus )
    • l'hémarthrose apparaît rapidement.

    Il faut :

    • arrêter la compétition
    • éviter de prendre appui sur le membre blessé
    • glacer le genou
    • faire des radiographies
    • poser une attelle
    • consulter un médecin spécialiste ou un chirurgien.

    Le chirurgien préconisera le plus souvent une opération ( à juste titre d'ailleurs ) et souvent retardera cette opération de 30 jours environ ( toujours à juste titre ). En effet les résultats, la récupération seront meilleurs sur un genou sans épanchement et non douloureux. Il faut laisser le temps au genou de "se refroidir". Durant cette phase d'attente il est possible et souhaitable de faire de la kinésithérapie afin de garder une bonne tonicité musculaire.

    Après l'opération, la période de kinésithérapie débute :

    • Les 3 semaines suivant l'opération sont consacrées à lutter contre l'inflammation pour avoir un genou sans douleur et sans oedème.
    • à lutter contre la raideur de l'articulation.
    • il sera réalisé des contractions statiques des ischio-jambiers et du quadriceps.
    • La marche est autorisée sous couvert de cannes anglaises.

    • Du premier au troisième mois
    • Récupération des amplitudes articulaires.
    • Renforcement musculaire en privilégiant la récupération des réflexes proprioceptifs, et d'un travail en bonne harmonie du quadriceps avec les ischio-jambiers.
    • Travail en piscine et sur vélo permettront une réadaptation cardio-vasculaire.

    • A partir du troisième mois, le sportif préparera son retour au terrain par la natation, le vélo, la musculation et le jogging.

    • Les sports dits "en pivot" peuvent être repris au 6ème mois.

    ( c'est à dire : foot, rugby, basket, tennis...etc)

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